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This Anti-Corruption Helpdesk brief was produced in response to a query from the European Commission. The Anti-Corruption Helpdesk is operated by Transparency International and funded by the European Union

Query

Pourriez-vous nous fournir des informations générales sur la corruption et la lutte contre la corruption à Madagascar, en particulier dans le secteur des énergies renouvelables et des industries extractives ?

Remarque

Au vu des changements politiques récents ayant eu lieu à Madagascar, la plupart des informations figurant dans le présent document s’appliquent à la période ayant précédé l’arrivée au pouvoir du nouveau gouvernement en 2014. Bien que le nouveau gouvernement se soit engagé en faveur de nombreuses mesures de lutte contre la corruption, la mise en œuvre de ces mesures n’est pas encore perceptible.

Sommaire

1. Vue d’ensemble sur la corruption à Madagascar
2. Corruption et gouvernance dans le secteur des énergies renouvelables et des industries extractives
3. Vue d’ensemble sur la lutte contre la corruption à Madagascar
4. Bibliographie

Résumé

Les élections de fin 2013 ont marqué pour Madagascar la fin d’une période de transition de cinq ans caractérisée par un délitement des institutions et une généralisation de la corruption. Confirmant cette tendance, les indicateurs internationaux sur la gouvernance témoignent du déclin de l’état de droit et d’un déclin  du contrôle de la corruption depuis le début de la crise politique en 2009.

À Madagascar, le système politique comprend depuis toujours un pouvoir exécutif fort qui sape le principe de séparation des pouvoirs et l’indépendance du pouvoir judiciaire. La compétition politique repose d’abord sur les relations personnelles et les rapports d’influence, et le clientélisme et le favoritisme sont courants. Stimulée par les gains financiers liés à la découverte de réserves de pétrole, la recherche de rente est de plus en plus marquée. La corruption administrative est aussi répandue que la corruption politique, à la différence que cette dernière fait rarement l’objet de poursuites judiciaires.

Le gouvernement de transition n’a pas réussi à mettre un terme au commerce illégal des bois rares et des minerais, et certains hauts fonctionnaires seraient impliqués dans ce trafic.

L’ancien gouvernement dirigé par Marc Ravalomanana avait pris d’importantes mesures pour prévenir et lutter contre la corruption (y compris par exemple, la création d’une commission de lutte contre la corruption), mais elles se sont raréfiées depuis le coup d’État militaire de 2009. De surcroit, les garanties fondamentales sur la gouvernance continuent de manquer dans le pays, comme une loi sur la liberté d’information ou l’existence d’un mécanisme de protection pour les lanceurs d’alerte.

Authors

Sofia Wickberg, tihelpdesk@transparency.org

Date

19/09/2014

Tags

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